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Le manga et ses produits dérivés, une recette à succès mondial ?

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Depuis plusieurs années déjà, le secteur du manga et de ses dérivés connaît un succès phénoménal à l’international. Il s’agit d’une impressionnante industrie qui propose un catalogue riche et varié de produits adaptés à un large public. Ceux-ci s’écoulent comme des petits pains en France et dans bien d’autres pays dans le monde. Comment cette association a pu mener à un tel essor ?

Les produits dérivés des mangas sont tendances dans plusieurs domaines

L’industrie du manga a connu un essor fulgurant depuis sa création et plus particulièrement ces dernières années. Son succès s’est élargi aux nombreux produits dérivés auxquels elle a donné naissance. On ne compte plus les innombrables figurines, peluches, jeux vidéo ou encore événements culturels associés à l’univers manga.

La mode n’échappe pas non plus à cette tendance. Des plateformes comme https://eternal-japon.fr/ y sont d’ailleurs dédiées. Tous les passionnés du style vestimentaire nippon peuvent y retrouver des collections de vêtements inspirés de la culture manga japonaise. On distingue notamment les kimonos, les haori ou encore les hanten pour hommes et femmes.


Les t-shirt japonais, très en vogue, y sont également disponibles pour ceux qui adorent le style streetwear. Leur design est inspiré de harajuku, un quartier considéré comme la capitale de la mode au Japon. Ils arborent une diversité de couleurs et de motifs à l’effigie de célèbres personnages de mangas. On retrouvera entre autres des personnages de dragon ball, my hero academia, berserk et bien plus.

Certains t-shirts sont floqués de motifs représentant des personnages issus du folklore japonais. C’est le cas par exemple du fameux démon tengu popularisé par de nombreux mangas, jeux vidéo et animés. On le reconnaît généralement à son visage de couleur rouge vif au milieu duquel trône un impressionnant nez.

Aussi, les produits dérivés des mangas se déclinent en accessoires tels que des coques, des colliers, des éventails ou des ceintures. Ils prennent la forme d’objets de décoration et de bijoux à la sauce nipponne. Une autre pratique largement répandue est le cosplay de personnages de mangas.

Il ne se passe plus une année sans qu’il n’y ait des conventions qui rassemblent plusieurs cosplayeurs. Ceux-ci exhibent fièrement leurs costumes qui les mettent dans la peau de leur protagoniste ou antagoniste préféré.

Les ventes des mangas et des produits dérivés : un pilier de l’économie nippone

Certains mangas se vendent déjà très bien. Leurs produits dérivés le sont tout autant, sinon plus. On retrouve par exemple à Tokyo des buildings entiers dédiés à ceux-ci avec des kilomètres de rayonnages. C’est une formidable industrie qui fait vivre des millions de personnes en générant des profits énormes chaque année.

En ce qui concerne les mangas, on estime qu’ils représentent plus de 25 % des documents publiés au Japon. Le Weekly Shonen Jump, premier magazine manga, s’écoule à près de trois millions d’exemplaires chaque semaine. L’année 2020 a d’ailleurs connu d’impressionnants records avec le manga Kimetsu no yaiba qui s’est vendu à près de 82 millions d’exemplaires.

Il a ainsi détrôné la série One piece qui a dû se contenter de la troisième place derrière Kingdom. Le chiffre d’affaires du manga au Japon avoisinait déjà le milliard d’euros en 2017. Porté par les plateformes de diffusion et de streaming, le secteur des animés a quant à lui rapporté 17 milliards d’euros en 2018. De leur côté, les produits dérivés ont engendré un chiffre d’affaires de 7,5 milliards d’euros.

Le manga et ses produits dérivés exercent une profonde influence non seulement au Japon, mais aussi dans le monde entier. Ce secteur compte des adeptes partout sur la planète, car il a su transcender les barrières culturelles. Le manga sert d’antichambre vers la culture japonaise et stimule l’intérêt pour celle-ci. Du point de vue économique et culturel, le manga est l’un des produits d’exportation les plus rentables pour le Japon.

Le manga Pokémon est un exemple palpable, car il aurait généré pas moins de 135 milliards d’euros dans le monde. Tous ces facteurs font du Japon une destination touristique très prisée par les otakus qui découvrent sa culture à travers les mangas.

L’essor fulgurant à l’échelle internationale des produits dérivés de mangas

Les jeux vidéo et les BD sont parmi les dérivés de manga les plus appréciés des consommateurs. Ils ont su séduire un large public incluant à la fois, enfants, ados et adultes. Cela a poussé les développeurs de jeux vidéo et les créateurs de BD à produire encore plus de contenus. Pendant l’année 2017, les ventes des shonen shôjo et seinen mangas ont explosé.

Ils ont dépassé les BD patrimoniales qui ont perdu 20 % de leurs ventes habituelles. Côté jeux vidéo, la mise en scène de héros de mangas a connu un franc succès chez les gamers de toutes catégories. Leur popularité s’est accrue et les jeux vidéo dérivés de mangas sont devenus encore plus plébiscités que ceux inspirés de comics.

Le marché des statues, peluches et figurines mangas est également en train d’avoir le vent en poupe. Ils sont très recherchés par les passionnés qui n’hésitent pas à mettre la main à la poche pour se les arracher. Ces ventes ont été encore plus facilitées par le fait que les produits dérivés sont accessibles à toutes les bourses.

Certaines personnes en ont fait leur hobby et détiennent des collections entières de figurines, peluches ou statues de héros populaires. On retrouve en tête de gondole des personnages tels que Son Goku, Naruto ou encore Luffy.

Une entreprise évoluant dans la conception de ces produits a ainsi pu réaliser près de 500 millions d’euros de chiffres d’affaires. Les fans ne se privent pas d’exprimer leur attachement à leurs œuvres préférées, peu importe la manière. La multitude de conventions et autres rassemblements autour de l’univers manga en témoigne d’ailleurs largement.

Le manga et ses dérivés : un intérêt toujours plus grandissant dans le monde

Le Ministère des Affaires intérieures et des Communications Japonais a dévoilé un rapport sur l’expansion des contenus diffusés à l’étranger. Les animés y représentent en 2018 plus de 80 % de contenus diffusés et de droits de programmes vendus à l’étranger. L’Asie est largement en tête suivie de l’Amérique du Nord, de l’Europe et du reste du monde.


Ces chiffres montrent que les États-Unis sont fortement impliqués dans l’exportation des contenus d’animation japonaise. Aussi, en 2019, la Kodansha, une grosse maison d’édition japonaise avait publié les recettes générées par le marché du manga. Les États-Unis arrivaient en deuxième position avec 25 % de recettes suivis de près par la France avec 22 %. Cette dernière était pourtant jusque-là deuxième, avec le Japon incontestablement en première place.

Le marché du manga gagne donc encore plus du terrain à travers le monde. La Kodansha a également indiqué que les ventes internationales des mangas ont triplé en huit ans seulement. Ils jouissent d’un engouement qui ne décroit pas, et l’on peut s’attendre à de nouveaux records prochainement.

Les raisons du succès des mangas et leurs dérivés

Les raisons qui expliquent le succès des mangas et leurs dérivés sont multiples. On distingue en premier lieu les qualités intrinsèques des mangas. Ceux-ci abordent une large palette de thèmes qui s’adaptent au grand public. Les shônen par exemple s’adressent aux jeunes adolescents et racontent des histoires d’aventure trépidantes avec parfois beaucoup d’humour.

Ils prônent des vertus telles que le dépassement de soi, l’esprit de groupe ou encore le courage. Des œuvres comme Naruto, One piece, Dragon Ball et GTO illustrent parfaitement l’esprit shônen. Les shojo quant à eux sont destinés aux jeunes filles. Ils abordent souvent une thématique de tranche de vie avec la plupart du temps une histoire d’amour.

Quelques exemples de shojo sont Sailor Moon ou encore Pretty face. En ce qui concerne le genre josei, il s’adresse également à un public féminin, mais plus adulte. Les sujets abordés sont plus matures, plus crus, voire violents. Il y a également très souvent la présence d’une relation amoureuse en trame de fond. Les joseis les plus connus sont nana et paradise Kiss.

Pour ce qui est du seinen, il constitue le pendant masculin du josei. Il s’adresse donc à un public adulte et aborde tous les thèmes et registres possibles. Comparativement au shônen, les intrigues sont plus complexes et plus subtiles. À titre d’exemple, on peut citer Berserk, Akira ou encore Lone wolf and cub.

Les tout-petits ont également un genre qui leur est dédié et il s’appelle le kodomo. Les plus célèbres mangas du genre sont Pokémon, Astro boy et Digimon. La richesse du manga en matière de thèmes a vite fait de le propulser parmi les œuvres les plus plébiscitées. À l’inverse des BD franco-belges ou des comics, le rythme de parution est plus élevé et le prix plus accessible.

Le manga a été propulsé par la télé et beaucoup plus récemment par l’avènement des plateformes de streaming et de diffusion. Il était alors inévitable que son lien avec les dérivés de l’animation et des jeux vidéo se renforce. Cela a créé un véritable cocktail explosif qui a conduit au succès qu’on lui connaît aujourd’hui.

Le manga et ses dérivés ont encore de beaux jours devant eux, car leur vulgarisation est sans cesse grandissante.

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